Harmonisation des suivis Chamois et Isards dans les parcs nationaux français de haute-montagne


Jérôme CAVAILHES, Parc national des Pyrénées

Depuis leur création, les parcs nationaux de haute-montagne ont réalisé des comptages quasi-
exhaustifs de leurs populations d’ongulés par la méthode d’approche/affûts combinés. Il a récemment
été montré que cette dernière, utile pour connaître l’effectif minimum présent à un instant t, ne
permet cependant pas d’apprécier toutes les tendances démographiques des populations à cause d’une
sous-estimation systématique des effectifs et d’une précision inconnue et variable.

Depuis quelques années, les établissements des parcs nationaux et PNF ont mis en évidence le besoin
d’améliorer la méthodologie des suivis en place, afin de mieux répondre aux questions des
gestionnaires. L’indice d’abondance pédestre « IPS », basé sur le protocole IPS (Index Population
Size) a été défini en 2006 dans le cadre d’un projet scientifique visant à établir un ICE sur deux
espèces de montagne : le Chamois et l’Isard. Cet indice d’abondance résulte d’un calcul simple
relatif au nombre moyen d’animaux observés sur un itinéraire pédestre prédéterminé parcouru
plusieurs fois. Depuis 2008, les quatre parcs nationaux de haute-montagne (Écrins, Mercantour,
Pyrénées, Vanoise) réalisent entre deux et vingt parcours IPS Chamois/Isards par an, de façon à
tester et évaluer la faisabilité technique et la qualité des indices obtenus, en parallèle ou en
remplacement des comptages approche/affûts combinés.

PNF et les quatre parcs nationaux de haute-montagne entreprennent depuis septembre 2014 des actions
visant à harmoniser les suivis chamois et isards étudiés sur leurs territoires afin d’aboutir à un
protocole commun. Cette étude permettra aussi de traiter diverses questions de gestion (pratiques
durables en termes de prélèvements) et de faire un lien avec les programmes de veille sanitaire de
chaque parc.