La gestion du cerf et du chevreuil en Gironde


Thierry MALLIE, Fédération départementale des chasseurs de Gironde
Dans le département de la Gironde depuis 1999 le suivi était assuré en combinant plusieurs méthodes indiciaires basées seulement sur l’abondance des populations.
Suivi des populations de chevreuil : Mise en place en 1999 d’un Indice Kilométrique voiture adapté en tenant compte des ressources humaines (présence d’un professionnel à chaque sortie) afin de couvrir l’ensemble du département qui est le plus grand de France, d’un indice surla vitesse de réalisation du plan de chasse (nombre d’heures passé pour prélever les animaux attribués) et d’un Indice sur l’avis des détenteurs de plans de chasse sur leur appréciation de l’évolution des populations. Ces 2 indices girondins sont également en application pour le suivi des populations de cerfs. Les analyses des dégâts agricoles, forestiers sont aussi exploitées.
Suite à la publication par l’ONCFS sur les Indicateurs de Changement Ecologique, en 2012 un toilettage des indices kilométriques a été réalisé afin de respecter le protocole. Ce qui a entrainé l’abandon de l’indice adapté en 1999 et mise en place de nouveaux circuits mais seulement sur une partie du département.
De plus un indice de performance basé sur la longueur des métatarses des jeunes chevreuils prélevés à la chasse a été mise en place sur l’ensemble du département par échantillonnage.
Aucun indice sur la pression de la population sur son milieu n’est réalisé car ces méthodes sont difficilement applicables et réalisables sur le département par des professionnels cynégétiques.
Suivi des populations de cerf : mise en place d’un Indice Nocturne d’Abondance en 2000 suite à la tempête Martin de 1999 sur l’ensemble des massifs à cerf.
En 2011, mise en place d’un indice de performance basé sur les poids des faons prélevés à la chasse et en 2012 observation de la proportion de femelles subadultes gestantes prélevées à la chasse par collecte de l’appareil génital.
Comme pour le chevreuil aucun indice de mesure de la pression de la population sur son milieu.
Sur le massif le plus important un dossier sylvafaune a été créé et cet indice manquant devrait être mise en place ce qui nous permettrait d’avoir les trois familles d’indicateurs.
Avec deux années de récoltes de données il est difficile d’avoir une tendance d’évolution mais les premiers résultats de ces Indicateurs de Changement Ecologique sont intéressants et nous paraissent apporter des renseignements reflétant les avis de terrain.