Les ICE, des outils largement utilisés au niveau national


Jacques MICHALLET, Office national de la chasse et de la faune sauvage

Dès l’instauration du plan de chasse la plupart des départements, se sont appuyés sur la nécessité de connaitre l’effectif de leurs populations de grands gibiers pour fixer les plans de chasse. Au fur et à mesure des travaux de recherche réalisés sur la mise au point d’un nouveau concept de gestion à partir d’indicateurs biologiques (ICE) de nombreux gestionnaires ont adopté cette démarche. Afin d’évaluer cette progression une enquête a été lancée par le réseau ongulés sauvage géré par l’ONCFS en partenariat avec la FNC et les FDC. Aujourd’hui, si de nombreux départements ont adopté certains indicateurs, 12 d’entre eux suivent de façon croisée les 3 familles d’ICE pour gérer cerf et chevreuils, 3 pour le chamois et l’isard et 1 seul pour le mouflon.
Parmi les 96 départements qui ont répondu à l’enquête 17 ont inscrits la mise en place des ICE dans leur schéma départemental de gestion cynégétique et 27 sont partenaires d’un observatoire dont l’objectif est de suivre les populations de grands gibier grâce aux ICE.
Par ailleurs l’enquête montre une grande disparité des modalités réglementaires mises en place comme par exemple le nombre de bracelets de marquage par espèce ou bien technique comme l’utilisation d’unité de gestion pour fixer les plans de prélèvement.