Mise en œuvre opérationnelle de la gestion adaptative : des difficultés à lever


Philippe BALLON, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et
l’agriculture

L’utilisation des indicateurs de changements écologiques pour suivre l’état des relations
populations/ environnement est un préalable à une bonne gestion des populations d’ongulés sauvages.
Cependant, la mise en application d’une démarche de type gestion adaptative nécessite de respecter
un certain nombre d’étapes structurantes : définition d’objectifs, synthèse des connaissances,
choix de modalités de gestion mise en œuvre, suivis de ces modalités et retour d’expériences. Cette
dernière étape correspond à une analyse critique de la gestion mise en œuvre et le cas échéant du
processus de concertation ayant permis de la définir. Elle permet une adaptation progressive des
pratiques.
Hors, l’analyse des pratiques, à l’appui de certains projets de recherches récents (Cosson,
Dysperse) montre à l’évidence des insuffisances. Parmi celles-ci, on note le plus souvent un manque
de consensus sur des objectifs communs et partagés entre les différents acteurs (forestiers,
chasseurs…) voire au sein d’un même groupe d’acteurs (forestiers publics/forestiers privés par
exemple). Une revue des besoins sera menée au cas particulier de la Sologne où se cristallisent des
points de désaccords.