Vers une nouvelle gestion du grand gibier :
Les Indicateurs de changement écologique


La politique cynégétique initiée en France au cours de la seconde moitié du 20ème siècle a permis de reconstituer le capital de grande faune largement entamé, voire absent, dans de nombreuses régions. Aujourd’hui l’objectif de la gestion est de gérer rationnellement les équilibres entre le milieu et les populations animales. Les Indicateurs de changement écologique constituent une réponse pertinente à ce nouvel enjeu.

Depuis sa création en 1963, le plan de chasse vise à maintenir une densité de grand gibier compatible avec l’équilibre entre populations et milieu. Initialement, pour l’établir, les gestionnaires s’appuyaient sur la connaissance des effectifs. De nombreuses techniques de dénombrement ont alors été mises en œuvre mais les recherches scientifiques ont montré leur imprécision et une forte tendance à la sous-estimation des effectifs. Il a donc été nécessaire de mettre en œuvre d’autres méthodes.

La gestion adaptative et intégrée des populations répond à cette nécessité. Elle s’appuie sur le suivi dans le temps de variables indiciaires, les indicateurs de changement écologique. Ces derniers permettent de mesurer les tendances d’évolution des effectifs, de la performance des animaux (masse corporelle, taux de gestation…) et de leur impact sur les plantes. Appliqués simultanément, ils fournissent des connaissances solides et objectives sur le fonctionnement du système « ongulés-environnement » utilisées pour adapter progressivement les plans de chasse aux objectifs arrêtés par les partenaires.

Cette stratégie de gestion n’est pas récente. Au cours des dernières décennies, les travaux scientifiques ont conduit à valider de nouveaux indicateurs. Ils permettent désormais d’opérer à différentes échelles spatiales et de prendre en compte simultanément l’ensemble des espèces d’ongulés sauvages présents sur un territoire.

Ce colloque a pour but de présenter les derniers développements scientifiques et les résultats enregistrés. Il fait une large place aux retours d’expériences et vise à faciliter la généralisation de l’emploi des Indicateurs de changement écologique.

Il s’adresse en priorité aux personnes concernées par la gestion des ongulés sauvages :

  • Elus et personnels des Fédérations nationales, régionales et départementales de chasseurs
  • Personnes impliquées dans la gestion sylvicole : Office national des forêts, Centres régionaux de la propriété forestière, Centre national de la propriété forestière
  • Membres et responsables de l’Association nationale des chasseurs de grand gibier
  • Collaborateurs des Directions départementales des territoires, Directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement, Directions régionales de l’alimentation, l’agriculture et la forêt
  • Personnels de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage
  • Personnels des parcs nationaux et parcs naturels régionaux
  • Elus et personnels des Groupement d’intérêt cynégétique, des observatoires
  • Responsables de territoires, chasseurs de grand gibier, veneurs et naturalistes.