Une nouvelle approche : l’utilisation des parasites comme ICE ?


Hubert FERTE, Université de Reims

Les parasites font partie intégrante des populations hôtes et peuvent modifier leur condition physique mais aussi leur trait d’histoire de vie. La plupart des maladies infectieuses bactériennes ou virales, dont les agents responsables sont qualifiés de microparasites,  se manifestent par des pics épizootiques et sont non densité-dépendantes. Aussi ils ne peuvent en règle générale pas être utilisés comme ICE. En revanche, il n’en est pas de même pour les helminthiases liées à des « vers parasites » (macroparasites) dont la caractéristique est qu’elles sont quantifiables. Ainsi, ces helminthiases représenteraient des ICE sanitaires qu’il conviendrait d’investiguer à l’avenir.
Du fait de la diversité parasitaire observée et des cycles parasitaires propres à chacun des parasites, de leur résistance dans le milieu extérieur et de la spécificité des situations épidémiologiques rencontrées, nous considérons  que cet « indice » ne peut pas s’appuyer sur la charge parasitaire globale. Aussi nous allons tenter de définir quel(s) serait (seraient) le(s) bon(s) candidat(s) potentiel(s) justifiant d’être exploré en tant qu’ICE sanitaire. 
Ces problématiques nécessitent des études à long terme comme celles réalisées dans les territoires de référence de l’ONCFS (Territoire d’Etude de Trois-Fontaines et de Chizé), territoire sur lesquels nous avons à disposition des jeux de données importants depuis 1997    sur l’estimation de la charge parasitaire par examen coprologique sur les animaux capturés au cours des reprises.
Nous présentons ici, sur la base des résultats acquis, les atouts de certains parasites et les premiers résultats obtenus, sans négliger les contraintes opérationnelles à la mise en place d’un tel suivi.